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Concert passé

Affiche verdi 12 et 19  complets Affiche verdi 12 et 19 complets

Le Requiem de VERDI

Le 12 janvier 2012 à 20h30

Concerts en l’église Saint Augustin, à Paris les 12 et 19 janvier 2012.


Le Requiem de Verdi :

 « Un opéra en vêtements sacerdotaux ! » se serait exclamé le gendre de Liszt, Hans von Bülow, découvrant le Requiem de Verdi. Pourtant lorsque, en 1874, dans l’église San Marco, à Milan, le célèbre compositeur italien écrit cette messe funèbre, il ne pense qu’à rendre hommage à la mémoire de son ami, le poète et écrivain Alessandro Manzoni, véritable héros national, mort l’année précédente. Mais l’œuvre  soulève le doute, même en Italie : Verdi, l’agnostique, écrire un Requiem ! Cela parait suspect. Que cette œuvre sacrée soit composée par un homme d’opéra, voilà qui en fait du théâtre. 

Un siècle et demi plus tard, le Requiem demeure une œuvre majeure. Théâtrale et profondément religieuse, elle fait de la prière et du deuil une effusion intense, un cri de douleur ! Prière chuchotée, plaidoyer pour obtenir la miséricorde divine, expression de terreur devant la menace de l’Apocalypse, le compositeur, véritable génie romantique, y exploite tous les effets possibles pour traduire l’émotion et toucher son public.

Giuseppe VERDI 

né en 1813 à Roncole, hameau de Busseto (Duché de Parme)

décédé en 1901 à Milan

Verdi est sans doute  le plus populaire des compositeurs d’opéra. Talent et travail acharné portés par une conjoncture historique unique sont quelques clés pour comprendre son immense succès.

C’est dans son village natal que ce fils d’aubergiste apprend la musique avec un vieil organiste qu’il remplace dès l’âge de onze ans. Ecolier à Busseto, l’enfant se perfectionne auprès du maître de chapelle de la ville. L’élève est doué, il trouve des protecteurs et poursuit ses études à Milan où il est pourtant refusé au Conservatoire. Vicenzo Lavigna, chef d’orchestre à La Scala le fait alors travailler à titre privé, et c’est en tant que directeur de l’Orchestre philharmonique municipal que Verdi retourne à Busseto en 1834, où il se marie. Cinq ans plus tard, il repart pour Milan et donne, à La Scala son premier opéra Oberto conde di San Bonifacio, qu’avait refusé le Théâtre ducal de Parme peu auparavant. C’est un succès.

Des deuils successifs, l’échec de son deuxième opéra l’éloignent quelque temps du travail de composition lyrique. Il y revient toutefois dès 1841 avec Nabuchodonosor. Dans ce pays morcelé et occupé par les Autrichiens, le chant des esclaves « Va pensiero » résonne comme un appel à la liberté. Un peu par hasard, Verdi devient porteur d’un ardent message patriotique. Les succès s’enchaînent : en douze ans il écrit 15 opéras, dont la fameuse trilogie Rigoletto (1851), Le Trouvère (1853) et La Traviata (1853). D’autres œuvres suivront tout aussi populaires Aïda, Falstaff, Othello…En tout, 28 opéras traversés par une incroyable force dramatique. Le public puise un nouveau souffle dans ces mélodrames romantiques qui exaltent son aspiration à une Italie unifiée à travers sa passion pour la musique. Verdi a peu écrit en dehors du théâtre. Son célèbre Requiem reste une œuvre isolée, exception faite de quelques morceaux religieux écrits plutôt vers la fin de sa vie.

Toute l’œuvre de Verdi porte l’empreinte du drame. Sa véhémence et sa passion renouvellent la tradition musicale italienne, lui conférant une puissance harmonique et rythmique unique.  

Informations:

Ces concerts sont donnés dans une église chauffée, sonorisée et au confort d’audition assuré par une réduction des places mises en vente.

Les billets “public” sont au tarif de 30€ , en envoyant un chèque libellé à l’ordre de CPI avec une enveloppe timbrée pour le retour, à Jérôme Lemoine 43 rue Garibaldi 94100 St Maur. (spécifier la date du concert). Les billets seront envoyés sans délai.( cpi@cpiweb.fr)